L'Aïd Al-Kebir

                                                                                                              Aîd Al-Kebir

 

La fête de l’Aïd Al-Kebir a lieu le 7 du mois Dhou-l-Hijja, le 12ème mois lunaire, qui est également le mois du pèlerinage à la Mecque.
L’Aïd-El-Kebir ou "grande fête", commémore l’histoire bien connue du sacrifice d’Abraham.
C’est donc en souvenir de ce sacrifice que les musulmans ont coutume d’égorger un mouton.
En dehors de cette coutume, c’est également un jour de réjouissances où l’on festoie en famille.
Voici donc ce qui est écrit dans les livres saints :
Laissons aux exégètes le soin de s’entendre sur l’identité du fils qui devait être sacrifié.
Certains disent qu’il s’est agi de Isaac, d’autres de Ismaël.

Après ces choses, Dieu mit Abraham à l’épreuve, et lui dit :
-  Abraham ! Et il répondit :
-  Me voici ! Dieu dit :
-  Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes ; va-t’en au pays de Moria, et là offre-le en sacrifice sur l’une des montagnes que je t’indiquerai.
Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux serviteurs et son fils .
Il fendit du bois pour le sacrifice , et partit pour aller au lieu que Dieu lui avait dit.
Lorsqu’ils furent arrivés au lieu que Dieu lui avait indiquait, Abraham y éleva un autel, et rangea le bois. Il lia son fils , et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.
Puis Abraham étendit la main, et prit le couteau, pour égorger son fils.
Alors l’ange de l’Éternel l’appela des cieux, et dit :
-  Abraham ! Abraham ! Et il répondit : Me voici ! L’ange dit :
-  Ne dirige pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien ; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique.
Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes ; et Abraham alla prendre le bélier, et l’offrit en sacrifice à la place de son fils.

De tout cela, que retenons-nous ?

Dieu promit à Abraham une postérité, de grandes nations qui seront issues de sa descendance.
Brusquement, au moment où le patriarche commençait à jouir de ces bienfaits, le seigneur veut lui ravir son fils, et lui demande de « faire le travail à sa place. » Les commentateurs ont indiqué que, devant tant de malheur subit, Abraham aurait protesté timidement :
-  Tu m’as promis une postérité, une multitude plus nombreuse que les étoiles du ciel, qui ne peut être comptée comme le sable, et tu me reprends celui par lequel cette descendance va se perpétuer.
Les exégètes précisent bien, que les protestations d’Abraham ont été « timides. »
Le pauvre homme ne comprenait pas.
Ce que nous retenons également, c’est la foi qui animait le cœur du patriarche ; Le moment de surprise, de révolte, passé, il a obéi, corps et âme, à la décision divine.
Pas un instant il n’a hésité, il a vérifié que les liens étaient bien noués, avant de lever son couteau.

Autre sujet de réflexion, la coutume d’égorger un mouton. Il est des mots qui restent gravés dans la mémoire, des mots qui ont été dits alors que nous étions encore enfants et qui ne veulent pas sortir de notre subconscient.

Ces mots les voici tels qu’ils m’ont été prononcés, ensuite traduits en français :

« El âda ah’ram ! » La coutume est un péché.

Pourquoi me diriez-vous ? Prenons le cas d’un père de famille, qui a sacrifié le mouton pendant plusieurs années, qui se trouve brusquement dans une situation pécuniaire difficile ; doit-il poursuivre cette coutume, cette habitude ?
Les commerçants connaissent les habitudes des familles, ils savent qu’il leur est difficile de les changer ; alors ils profitent pour augmenter d’une façon scandaleuse, le prix de ces denrées.
Mais imaginons un instant qu’on passe outre , une année , la tradition d’égorger un mouton pour l’aid , les répercussions économiques que celà aurait . L’expérience a dejà eu lieux au maroc sur ordre du roi Hassen 2.

Voilà ce que j’avais à vous dire.

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